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L’exercice 2018 se clôture sur un déficit de CHF 5,1 millions, légèrement supérieur aux prévisions budgétaires (CHF 4,3 millions).

Ce déficit, proche du budget, masque deux effets :

  • Les produits de la facturation n’atteignent pas le budget en lien avec des heures prestées de soins stables par rapport à l’exercice précédent et des heures prestées d’aide pratique en diminution. Cette diminution résulte des efforts continus de imad pour limiter ces actes au strict nécessaire dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire permettant la préservation de l’autonomie des clients à domicile.
  • Les charges d’exploitation sont globalement maîtrisées au regard des prestations délivrées. Malgré une stagnation des produits en lien avec la facturation possible des prestations de soins, une tendance de fond est observée depuis plusieurs années : l’augmentation de la volumétrie des heures prestées pour la clientèle nécessite des prises en charge plus intensives (6 et 7 jours sur 7). Cette clientèle, consommatrice de ressources (prestations le week-end, plusieurs visites par jour, prestations de coordination plus importantes, etc.) a généré un volume de soins en accroissement de 1,2% entre 2017 et 2018 et de plus de 27% sur les 5 dernières années.

imad présente des comptes déficitaires pour la 4e année consécutive. Le déficit, d’un montant total net de CHF 13,9 millions, hypothèque la capacité de imad à investir dans son domaine alors que les besoins sont avérés pour le développement de son activité. En effet, ces déficits consomment les fonds propres de l’institution alors que certains, issus de la réserve quadriennale 2012-2015, ont été alloués pour faire face à des projets spécifiques et permettent de couvrir près de CHF 600’000 de dépenses sur l’exercice 2018.

La tendance déficitaire a été relayée auprès de l’État. Elle devrait s’inverser en 2019, des moyens supplémentaires ayant été accordés à imad.

Rapport financier